Nulla Dies Sine Musica

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Le Serpent "Forveille"

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    Nous allons parler ici d'un nouveau type de serpent qui diffère quelque peu du serpent dans sa forme classique.

 

    Cet instrument fut sans doute au niveau des serpents "droits" celui que l'on a du voir et entendre assez souvent en France au début du XIXème siècle.

En effet ce type de serpent droit fut inventé en 1823 par Forveille qui lui donna son nom. Une particularité est à souligner car on peut supposer qu'il s'agit là sans doute du premier exemple dans l'histoire de la facture d'un instrument portant le nom de son inventeur.

    Cet instrument fut sans doute au niveau des serpents "droits" celui que l'on a du voir et entendre assez souvent en France au début du XIXème siècle.
Le Serpent Forveille  est en bois recouvert de cuir foncé et est muni d'un bocal et d'une branche d'embouchure en laiton contrairement aux serpents traditionnels qui est en bois. Mais il peut exister quelques variantes à cette généralité.
    Sa forme nous fait penser globalement à celle d'un basson. L'intérieur du pavillon, où se trouve généralement l'estampille, est peint en rouge mais n'est en rien une obligation, on peut trouver des exemplaires qui ne sont pas peints.

 

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    Le bocal, en forme de col de cygne, et la branche d'embouchure, en forme de S allongé verticalement, sont amovibles. L'instrument comporte six trous groupés trois par trois et trois (parfois quatre) clés longitudinales fermées, munies de plaques rondes et plates comportant un tampon en baudruche. 

Les trous situés sur la culasse peuvent parfois comporter intérieurement un tube cylindrique en métal pour favoriser l'obturation de ceux-ci.

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    La branche de pavillon comporte un "porte-partition" en forme de lyre et un tenon pour la main gauche. La culasse est renforcée d'une plaque en laiton vissée et le pavillon comporte une guirlande en laiton. Le coude inférieur de la branche d'embouchure comporte un petit réservoir destiné à recueillir l'eau de condensation.

On peut noter aussi que parfois sur quelques rares exemplaires la branche d'embouchure en forme de S est en bois et non en laiton.
La signature est en général gravée dans le bois à l'intérieur du pavillon mais peut être aussi absente.

 

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On trouve d'autres facteurs qui ont fait cet instrument hormis FORVEILLE, notamment TURLOT qui était son élève.

Hélas, celui-ci tout comme l'ophicléide n'avait pas très bonne réputation. Pour preuve il suffit de lire ce court  passage du Dictionnaire de l'industrie manufacturière, commerciale et agricole de A.Baudrimont (Meline, Cans et Cie., 1838) pour en avoir une idée:

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04/11/2013
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